
Le Grand Palais, à Paris expose 156 artistes de la donation Decharme au Centre Pompidou. Parmi eux, deux Africains
Le Grand Palais à Paris présente actuellement une exposition exceptionnelle qui met en lumière la donation Decharme au Centre Pompidou, regroupant les œuvres de 156 artistes majeurs. Parmi ces artistes, deux viennent d’Afrique, ce qui souligne l’importance croissante de l’art contemporain africain dans les grandes collections internationales.
Cette donation, qui fait partie des collections du Centre Pompidou, comprend des œuvres emblématiques issues à la fois de la modernité européenne et de l’art contemporain mondial. La présence des deux artistes africains participe à la diversité culturelle et à la richesse des échanges artistiques présentés dans cette exposition.
El Anatsui – Originaire du Ghana, El Anatsui est un sculpteur contemporain majeur dont les œuvres utilisent des matériaux récupérés comme les capsules de bouteilles pour créer des tapisseries métalliques impressionnantes. Il est reconnu internationalement pour son travail qui mêle traditions africaines et modernité.
Œuvres majeures d’El Anatsui :
« Gravity and Grace » (2010) : Une grande tapisserie métallique réalisée à partir de capsules de bouteilles recyclées, symbolisant la mémoire et les cycles de la vie. Cette œuvre illustre parfaitement le dialogue entre art traditionnel africain et pratiques contemporaines.
« Bleeding Takari II » (2015) : Une autre pièce monumentale où Anatsui transforme des matériaux simples en une surface vibrante, évoquant à la fois richesse culturelle et débats sur la durabilité.
Julie Mehretu – Bien qu’elle soit née en Éthiopie, Julie Mehretu est une artiste contemporaine dont l’œuvre mêle abstraction, cartographie et histoire urbaine. Ses grandes toiles transitent entre mémoire collective et expérience personnelle, et elle est une figure majeure de l’art contemporain mondial.
Œuvres remarquables de Julie Mehretu :
« Mogamma (A Painting in Four Parts) » (2012) : Une toile très dense qui combine une cartographie réelle avec des formes abstraites, questionnant le pouvoir et la circulation dans les espaces urbains.
« Stadia II » (2004) : Une œuvre emblématique qui mêle architecture de stades, mouvements humains et énergie collective, évoquant à la fois des thématiques sociales et politiques.
Cet ensemble s’inscrit dans une volonté de transmettre un héritage artistique universel, où les voix africaines occupent une place de choix.
La rédaction afrique54.com